Dominique Meeùs
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Villes, environnement et énergie

Table of contents

La menace climatique n’est pas le seul problème d’environnement. Il y a beaucoup de choses que les villes peuvent faire pour l’environnement, même si elles ne s’attaquent pas en priorité à la question du climat (c’est-à-dire de l’énergie, puisque le problème est pour l’essentiel celui de la combustion du carbone). Par exemple, une European green capital n’est pas nécessairement championne sur le plan énergétique.

La ville est un niveau intéressant de mobilisation et de réalisation d’efforts pour l’environnement et le climat : économies d’énergie, construction de logements sociaux économes en énergie, chauffage urbain, transport en commun urbain électrique… Et de fait certaines villes font des efforts méritoires dans ce sens. Cependant, faire face aux problèmes de fluctuation de certaines sources d’énergie comme la lumière et le vent, même si on ne sait pas vraiment comment le faire, on sait en tout cas que cela dépasse les possibilités d’une ville. Donc la multiplication d’initiatives au niveau des villes ne va jamais conduire à résoudre le problème du climat. Ce sont des pas en avant, mais il faut se garder de l’extrapolation abusive que la somme de ces petits pas peut donner une solution complète. Si on recourt à des sources fluctuantes, la solution à ce problème ne peut être trouvée que dans une réorganisation profonde de la société à l’échelle d’un pays ou plus probablement d’un continent.

Il y a un phénomène très à la mode actuellement, en Allemagne, mais aussi ailleurs dans le monde : la remunicipalisation de la fourniture des villes en électricité.(Rekommunalisierung en allemand, recommunalization en anglais d’Allemagne, remunicipalisation en anglais, comme en français ; au Canada, on dit officiellement, mais sans doute dans un sens plus large, revitalisation de l’action communautaire.)

C’est un phénomène assez général à en croire Novethic :

D’autres collectivités ont décidé d’aller beaucoup plus loin. Et beaucoup plus vite. L’Alliance des villes neutres en carbone, créée en 2009 à l’initiative de Vancouver (Canada), réunit aujourd’hui 40 villes ayant la même ambition, comme Copenhague qui assure être en ligne pour atteindre son objectif de neutralité d’ici 2025.

L’initiative "Under 2 MOU" emmenée par la Californie, engage les signataires à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre de 80 à 95 % d’ici 2050 par rapport à leurs niveaux de 1990, ou de réduire à moins de 2 tonnes leurs émissions annuelles par personne d’ici 2050.

À ce jour, 17 collectivités, représentant 123 millions de personnes et 5 milliards de dollars de PIB, ont pris le pari de la neutralité carbone. Lors du sommet de Lyon, la région Rhône-Alpes, l’Écosse, le Pays Basque espagnol et la Lombardie (qui signera officiellement en octobre) ont annoncé qu’elles rejoignaient l’Ontario et la Colombie britannique (Canada), la Basse Californie et Jalisco (Mexique) ou encore l’Oregon et le Vermont (États-Unis).

« Cela n’est pas bon seulement pour l’environnement, mais aussi pour une croissance économique forte », a répété Matthew Rodriguez, directeur de la Protection de l’environnement californien. Sa région, 7e PIB mondial, affiche 65 000 emplois liés au solaire…

D’autres contributions, individuelles ou collectives (402 villes et 78 régions à ce jour), sont consignées dans la plateforme NAZCA des Nations Unies, qui concentre les engagements des acteurs non étatiques dans le cadre de l’Agenda des solutions.

J’examine en particulier deux aspects :

  1. Des compagnies urbaines peuvent se contenter d’une rentabilité plus basse que ce que réclament les actionnaires privés. Cela va de pair aussi avec un certain contrôle démocratique de la population de la ville.
  2. Cette exigence de rentabilité différente permet à une compagnie urbaine de viser, en réduction de la pollution en CO2 et autres, des objectifs plus ambitieux qu’une compagnie privée. (En outre, une compagnie urbaine peut poursuivre des objectifs plus larges que la production d’électricité, comme le chauffage urbain. Il y a aussi un large mouvement de la remunicipalisation de la fourniture en eau, par exemple.)

Les deux points doivent être examinés avec prudence :

  1. Sur le plan des faits, le premier point est plus simple que le deuxième. Il y a (ou il n’y a pas) recommunalisation. C’est certainement une bonne chose qu’un retour du privé au public. Cependant la satisfaction de contrôler la fourniture et parfois même la production d’électricité et la possibilité de poursuivre des objectifs environnementaux peut conduire la population à accepter des taxes ou des prix plus élevés.
  2. Les objectifs peuvent être encore très lointains. « The study found that 60 % of the installed capacity of municipals was cogeneration in 2012, followed by 28 % thermal capacity (fossil) and 12 % renewables — putting municipals at half the national level for renewables but also as the main driver for cogeneration in the country. » (Étude du Wuppertal Institut, citée par Craig Morris, « Recommunalization in Germany :72 new municipal power utilities since 2005 », Renewables International, 13 septembre 2013. Bref, on brûle joyeusement du carbone. En outre le sens de ce qu’on appelle « the installed capacity » n’est pas toujours celui qu’on croit, comme le montre l’exemple de Munich, entre autres. Dans la déclaration de politique de la société communale de Stuttgart, les préoccupations sociales ou vertes sont absentes.

Intéressant tableau de l’électricité en Allemagne dans Teva Meyer, « Remunicipalizing electricity in Germany : Dynamics and conflictuality of a bottom-up urban decarbonisation policy », Institut français de géopolitique et université Paris 8, à la Convention annuelle de la Royal Geographical Society, Imperial College, Londres, août 2014, dia 7 sur 13.

European Green Capitals

Comme je l’ai dit en introduction, cet honneur distingue les efforts multiformes pour l’environnement, pas spécifiquement sur le climat et le carbone. C’est donc un concept très différent de celui, ambigu, de ville neutre en carbone. Comparez Nimègue, qui dit clairement vouloir produire localement, de manière durable, autant que l'énergie qu'elle consomme; et Munich qui laisse entendre qu'elle fait, mais ne le fait qu'ailleurs et seulement pour l'électricité.

Voir « Previous finalists ».

Bristol

Bristol a été European Green Capital 2015

Burlington (Vermont)

Selon la rédaction de Mr Mondialisation, le 19 février 2015, « Cette ville américaine tourne à 100 % d’énergie renouvelable ». Burlington, dans l’État du Vermont, est une ville de 40 000 habitants. Elle tirerait son énergie à 50 % de l’hydraulique, 30 % à partir de déchets de bois et 20 % d’éolien et de photovoltaïque. (Énergie est ici, comme souvent, un lapsus calami pour électricité. Pour le reste, il y a bien un effort pour diminuer la consommation d’énergie en général.)

On trouve la même information début 2015 sur divers sites français. Il s’agit d’une information de deuxième main. La ville a sa propre compagnie d’électricité. Sur le site de Burlington Electric Department, on trouve un tableau détaillé (avec même une turbine à pétrole en back-up) et la remarque « BED’s ability to claim that the energy used by its customers is renewable is affected by sales and purchases of Renewable Energy Credits (REC’s). » La page donne ensuite de longues et intéressantes explications sur ce système de marché de crédits verts et sur ses implications quant au sens à donner à la qualification de renouvelable. On voit du même coup que la ville n’est en rien autarcique. Elle achète et vend sur divers marchés.

Il s’agit d’une ville assez petite qui a la possibilité de drainer les ressources hydrauliques et forestières de l’État du Vermont. Cela lui permet d’utiliser des ressources intermittentes à un niveau sous-critique. C’est d’autant plus sous-critique que l’espace à considérer n’est pas la ville, mais l’État ou même les États-Unis.

Essen

Essen a été proclamée en juin 2015 capitale verte de l’Europe pour 2017.

Essen (un demi-million d’habitants) est une grande ville de la Ruhr et le siège de grandes compagnies d’énergie, charbon et gaz. La ville semble avoir été distinguée pour ses efforts de dépollution d’anciens sites industriels et de la ville elle-même. Elle aurait réduit significativement ses émissions de gaz à effet de serre par de nombreuses mesures diverses, mais je ne trouve aucun plan de se dégager complètement du carbone comme combustible. Le rapport de l’Europe pour la sélection des capitales européennes est aussi flou que possible.

Le transport urbain est entre les mains d’une société publique de la ville, Essener Verkehrs-AG (EVAG). Un accord avec les villes voisines a conduit à une tarification commune et à des billets valables d’un réseau à l’autre et sur les lignes de train locales.

Fribourg-en-Brisgau (Freiburg im Breisgau)

Un article présente certains quartiers de la ville comme très bobos : Andrew Purvis, « Is this the greenest city in the world? », The Observer, dimanche 23 mars 2008.

Ljubljana

Ljubljana a été proclamée capitale verte de l’Europe pour 2016.

Ljubljana a une entreprise d’énergie publique, municipale : Energetika Ljubljana. Elle fournit le gaz et le chauffage urbain. Aujourd’hui (« Green capital of Europe striving for clean energy », interview avec Doris Kukovičič, 27 juin 2016) 74 % des appartements sont reliés au chauffage urbain et l’objectif est de passer à 80 % en 2020. Attention, il semble que sous l’appellation « chauffage urbain » on regroupe la distribution de gaz (63 000 appartements) et celle de chaleur (57 000) (« District heating systems : More than just energy »). Chauffage « urbain » veut sans doute dire chauffage « assuré par la compagnie municipale », par opposition à des poêles à charbon ou à bois. La chaleur est produite en co-génération dans des centrales électriques thermiques. Le charbon (d’Indonésie) y est remplacé graduellement par de la biomasse de bois (15 % de l’énergie en chaleur et en électricité). (Brûler le bois est moins sale dans une chaudière industrielle que dans un appareil domestique.) L’objectif est de passer au gaz.

La société distributrice de l’électricité est Elektro Ljubljana. Elle a une éolienne de 5,5 kW qui alimente une station météo de montagne à Kredarica. Elle a par ailleurs pour 2,5 MW d’hydroélectricité et 135 kW dans huit parcs photovoltaïques (« dont sept raccordés au réseau et deux hors ligne »). Elle encourage les investisseurs privés, entreprises et individus, à investir dans l’électricité verte et les y aide.

Pour les déplacements, il y a des bus au méthane et des points de recharge pour véhicules électriques. L’objectif est de privilégier les transports en communs, la marche et le vélo.

Munich (München)

Munich à reçu en 2013 d’un club, dont elle fait partie, le C40 ou C40 Cities Climate Leadership Group, club de 40 villes qui s’autoproclament vertes, un City Climate Leadership Award, sponsorisé par Siemens, dont le siège est à Munich.

En 2011 déjà, Dieter Reiter, alors conseiller communal, déclare : « Energy supply was one of the key sectors affected by privatization of formerly public enterprises. Today, energy supply is characterized by oligopolies of private energy suppliers. […] The transition to renewable energies is made rather reluctantly and only as a consequence of massive state subsidies and regulatory requirements. The example of Munich shows how the transition process can be sped up if a city owns a utility company. By 2025, our utility company aims to produce so much green energy, that the entire demand of the city can be met. That requires enormous investments — around 9 billion euros by 2025 — and can only be successful if the long‐term goal is sustainable economic success rather than short‐term profit maximization. » (Dieter Reiter, « Welcome address to 10th Munich Economic Summit 19–20 May 2011 », cité dans David Hall, Sandra van Niekerk, Jenny Nguyen, Steve Thomas, « Renewable energy », Public Services International Research Unit (PSIRU), septembre 2013.) Il a raison sur le fait qu’il ne faut pas compter sur les producteurs habituels et qu’une compagnie de la ville peut avoir d’autres objectifs. On verra plus loin ce que veut vraiment dire « demand… can be met ». Par ailleurs, il ne s’agit pas de la demande en énergie, comme il le dit improprement, mais en électricité, comme il ressort des déclarations suivantes de Monatzeder. (L’électricité, c’est un tiers de l’énergie, ou moins. Avec « the entire demand » en électricité, on serait encore très très loin de « the entire demand » en énergie. Reiter ne dit pas qu’il veut fermer toutes les usines et interdire les voitures et les camions.)

Joseph (« Hep ») Monatzeder, maire (adjoint ?) de la ville, déclare en 2013 : « 100 % Green Energy for a ‘big’ city – is that possible ? Yes, we are getting there. In 2009 the City of Munich set sail for a quantum leap : to supply the entire municipality with electricity from 100 percent renewables by 2025. In cooperation with the city-owned utility company Stadtwerke München (SWM), Munich is aiming to produce enough green electricity in its own plants by 2025 to meet the complete demand of the municipality — at least 7.5 billion kilowatt hours (kWh) per year. This will make Munich the first megacity worldwide to achieve such an ambitious target. » En attendant : « When all projects currently in progress will be completed in 2014, SWM will produce 2.8 billion kWh of green electricity utilizing wind, water, geothermal, solar and biomass power. That already equates to 37 percent of Munich’s power consumption and will exceed the intermediate target to supply all of Munich’s 800,000 households with renewable energy by 2015. » (« Mayors’ Voices: Munich Mayor Hep Monatzeder », C40 blog, C40 Cities, 7 novembre 2013.) Monatzeder est un peu plus clair. Bien que commençant avec « 100 % Green Energy », il ne parle ensuite que d’électricité.

Ce que Hep Monatzeder ne dit pas, c’est que « supply » ou « meet the demand » ne veut pas dire plus que « equates to ». Ce ne sera pas une fourniture physique d’électricité verte, mais, dans le mélange vert-brun de l’électricité de Munich (très peu de vert, beaucoup de brun), le CO2 rejeté sera compensé par le CO2 non rejeté du fait de la production d’électricité verte ailleurs dans le monde. Le directeur général Florian Bieberbach de la Stadtwerke München est très clair. Il s’agit de compenser ailleurs : « If you save CO2 emissions in Munich or in Spain, it doesn’t matter, it is important that you… save them. » Il n’est absolument pas question de fournir physiquement Munich en électricité verte : « This is why this political aim does not mean technically to deliver the electricity in Munich, it just means Munich takes its share in combatting climate change. » (Anmar Frangoul, « The 100 % Clean Electrycity City ? », CNBC.com, 26 septembre 2014. L’article est accompagné d’un reportage vidéo où on peut entendre ces mêmes déclarations.) L’autarcie verte d’une grande ville est évidemment une impossibilité de principe, mais ce n’est pas clair pour tout le monde et Dieter Reiter ou Hep Monatzeder (et les gens qui répercutent leurs déclarations) ne le disent pas ou ne le comprennent pas.

La Stadtwerke München développe des projets d’énergie renouvelable à Munich, mais surtout en dehors. C’est une très grosse société avec des participations dans des projets partout en Europe, éoliens et aussi solaire (Andalousie). La Renewable Energies Expansion Campaign de la SWM, c’est l’expansion de ses investissements verts en Europe. (Dr. Markus Henle (SWM) & Ulfried Müller (City of Munich), « Munich — a pioneer in climate protection : SWM’s Renewable Energies Expansion Campaign », 5 septembre 2013, dia 10/12.)

L’honnêteté de Florian Bieberbach ne réduit pas, mais augmente plutôt l’impression d’une arnaque aux certificats verts. Les Andalous qui consomment effectivement l’électricité que la SWM produit avec son four solaire sont en droit de dire qu’ils consomment de l’électricité verte. Mais la même électricité verte sert à verdir (sur papier et dans les déclarations politiques) de l’électricité brune consommée à Munich. Il me semble donc que Munich et ses zélotes ont inventé l’électricité 200 % verte.

Il est possible que Munich fasse par ailleurs des efforts méritoires pour l’environnement et le climat. Il est dommage de monter en épingle la qualité fallacieuse de « ville neutre en carbone » (ou « klimaatneutrale stad »), ce qui fait passer au second plan de possibles réalisations effectives de Munich (effectivement à Munich et pas ailleurs).

Nimègue (Nijmegen)

La Commission européenne a accordé le mercredi 22 juin 2016 à Nimègue le European Green Capital Award, qui fait d’elle la capitale verte d’Europe pour l’année 2018. Nimègue a un plan intégré, dont on peut se faire une idée dans le Duurzaamheidsagenda 2011-2015. Ce programme limité dans le temps donne cependant des indications sur une vue à long terme.

Nimègue entend être énergétiquement neutre en 2045. Il s’agit d’augmenter la production durable tout en économisant l’énergie, pour arriver à l’équilibre. Par définition, la neutralité consiste à égaliser production et consommation annuelles 37. Le document reconnaît très honnêtement, souligne même dans son introduction page 7, que cela ne fera pas de Nimègue en 2045 une ville autarcique en énergie, parce qu’elle n’envisage pas de gérer les fluctuations. Elle suppose que le réseau électrique national le fera 1. Bref, Nimègue va se contenter de fournir au réseau électrique, sur base annuelle, autant d’énergie qu’elle en consomme. La fluctuation est de fait une difficulté dont la solution doit être trouvée plutôt dans une centralisation au niveau national, si pas continental. Il faut se rappeler que la ville est, pour l’environnement, un bon niveau de décision pour certaines choses mais pas pour tout.

Les autobus de la ville et son parc automobile devraient rouler au gaz vert. On entend par là du méthane tiré de la biomasse, dans ce cas des ordures biodégradables de la ville. Cela pose le problème de la quantité de biomasse et de la quantité d’ordures valorisables et du bilan carbone réel de la biomasse, mais c’est évidemment un progrès par rapport aux combustibles fossiles.

Stuttgart (Arkansas)

Projet de parc photovoltaïque de 81 MW. (Elicia Dover, « State’s largest solar power plant planned for Stuttgart », KATV, 17 avril 2015.)

Stuttgart (Bade-Wurtemberg)

Ville de 0,6 million d’habitants, avec zone plus ou moins urbaine de 2,7 millions. Kommunalen Stadtwerken Stuttgart. Sa politique de l’énergie : « Umweltverträglichkeit, Versorgungssicherheit und Wirtschaftlichkeit sind die drei Pfeiler der deutschen Energiepolitik. Das Augenmerk der Kommunalen Stadtwerke eV liegt dabei vorrangig auf der Wirtschaftlichkeit ; denn marktwirtschaftliche Strukturen und ein funktionierender Wettbewerb schaffen die besten Voraussetzungen für eine wirtschaftliche und damit effiziente Energiebereitstellung und -nutzung. Nur durch eine konsequente und europaweite Liberalisierung der Energiemärkte können sich fairer Wettbewerb und wettbewerbsfähige Preise entwickeln. » (L’environnement, la sécurité d’approvisionnement et l’économie sont les trois piliers de la politique énergétique allemande. L’attention de la municipale Stadtwerke eV va principalement à l’économie ; les structures de marché et une concurrence qui fonctionne créent les meilleures conditions pour la fourniture et l’utilisation d’énergie économiques et donc efficaces. Ce n’est que par la libéralisation des marchés de l’énergie conséquente et à l’échelle européenne que peuvent se développer une concurrence loyale et des prix concurrentiels.) On ne peut pas dire que les objectifs verts ou sociaux l’étouffent.

Notes
37
Energieneutraal betekent dat op jaarbasis in een stad (en zijn directe omgeving) per saldo evenveel duurzame energie wordt opgewekt als geconsumeerd.
1.
Het is hierbij van belang te realiseren dat het doel niet is dat de gemeente Nijmegen autarkisch (= volledig zelfvoorzienend) wordt en in feite niet langer op het energienetwerk aangesloten hoeft te zijn. Het opwekken van duurzame energie kent grote fluctuaties. Vraag en aanbod komen niet altijd overeen in tijd en plaats.
Dominique Meeùs. Date: 2012-…