Dominique Meeùs
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Divers

gdm, XOrg ou XFree86

On peut éditer /etc/gdm/gdm.conf pour :

Dans mes premières installations de Debian, le serveur X ne démarrait pas. J’ai chipoté sans succès dans /etc/X11/XF86Config-4. J’ai lancé
dpkg-reconfigure xserver-xfree86
qui m’a posé les mêmes questions qu’à l’installation plus quelques unes plus précises. Je n’ai malheureusement pas pris des notes complètes de tous les choix, judicieux ou non, que j’ai faits pendant cette reconfiguration. Je me souviens cependant avoir choisi le pilote nv (parce que ma carte graphique MSI est basée nVidia). Ensuite, ça marchait. Les distributions récentes utilisent XOrg donc pour résoudre les problèmes d’affichage, ce serait
dpkg-reconfigure xserver-xorg.

dpkg-reconfigure xserver-xorg ne gère plus l’affichage dans Ubuntu 8.04 ! On peut utiliser displayconfig-gtk, mais c’est moins complet. Les deux commandes écrivent dans /etc/X11/xorg.conf.

Desktop

Je ne suis pas très au fait des guerres de religion entre tenants de KDE et de Gnome. Je trouve que pour travailler efficacement, il faut développer des habitudes, des automatismes, donc il faut choisir et dans Debian, j’avais choisi Gnome. J’ai eu vaguement l’impression que c’était (un peu comme avec Debian) le choix des puristes et comme je suis un peu snob… Avec Ubuntu, c’est Gnome par défaut, mais il existe une variante Kubuntu pour ceux qui sont malheureux sans KDE.

Ce qu’on a sur le bureau (desktop) correspond au contenu du dossier ~/Desktop. Ce n’est pas seulement parce qu’il s’appelle « Desktop » ou « Bureau », c’est parce qu’il est inscrit comme tel XDG_DESKTOP_DIR="$HOME/Desktop" dans le fichier de configuration personnel ~/.config/user-dirs.dirs. C’est là aussi qu’est indiqué dans quel dossier on télécharge et cetera. (En reprenant un backup complet après une réinstallation, j’avais pour une raison mystérieuse tout mon répertoire home ~ comme bureau. J’avais XDG_DESKTOP_DIR="$HOME/" et j’ai dû chercher très longtemps une explication de ce point peu documenté. J’avais le tort de chercher du côté de Nautilus alors que c’est précisément d’un niveau plus élevé : c’est le travail de freedesktop.org pour des configurations communes à KDE, Gnome et autres environnements.)

Une fois qu’on sait ça, on peut changer le Desktop hérité d’une ancienne installation en Bureau si l’on préfère. Il suffit de renommer le dossier, de corriger sa référence dans ~/.config/user-dirs.dirs, de se déconnecter et reconnecter.

Dans le même ordre d’idées, le menu Raccourcis de Gnome (Places en anglais) est le même que celui que l’on peut afficher dans la colonne de gauche de Nautilus. Dans Nautilus on peut enlever ou ajouter des raccourcis (par exemple en les faisant glisser), ce qui modifie du même coup le menu Raccourcis du bureau Gnome.

Installation, suppression, mise à jour d’applications

Les miroirs ou dépôts de paquets sont dans /etc/apt/sources.list. On peut trouver les meilleurs miroirs Debian avec apt-spy. Cette commande est spécifiquement Debian. Pour Ubuntu, il faut se contenter de netselect moins sophistiquée, mais une fonction de sélection est maintenant intégrée dans Synaptic.

La commande dselect est visuelle et puissante et je l’ai beaucoup utilisée au début dans mes premiers essais de Debian, mais relativement difficile. Debian recommande d’utiliser plutôt aptitude. Si on connaît le paquet que l’on veut installer, apt-get install nomdupaquet est plus simple. Pour choisir ses paquets et faire régulièrement des mises à jour intelligentes, le mieux est d’utiliser Synaptic. Pour des paquets qui ne sont pas dans les miroirs habituels repris dans /etc/apt/sources.list, on peut les télécharger dans un répertoire local comme /usr/debs et faire dpkg -i nomdufichier.deb.

Remarque session root: Le lanceur de Synaptic proposé par Gnome ne marche que sous un autre utilisateur que root (en demandant le mot de passe de root) parce qu’il comporte une commande gksu. Pour le lancer dans une session Gnome comme root, il faut éditer le lanceur et retirer gksu -u root de la ligne de commande. Mais sous Ubuntu, il faut admettre l’inutilité d’un utilisateur root et donc à fortiori d’une session Gnome de root.

Édition d’xml

Pour le code, voir ci-dessous, l’excellent Bluefish.

En plus visuel, l’éditeur Serna Free de Syntext est, comme son nom l’indique, gratuit. C’est dans les paquets d’Ubuntu depuis la version Maverick 10.10. Pour des versions plus anciennes d’Ubuntu ou autres distributions, cela existe quand même en format de paquet Debian. Ajouter la ligne

deb http://downloads.syntext.com/deb/ oss main #Syntext pour l’éditeur XML Serna Free

à son fichier /etc/apt/sources.list ou, mieux, dans un fichier séparé du dossier /etc/apt/sources.list.d. Serna comprend les dialectes DocBook (mais pas 5.0), DITA et bien d’autres. Malheureusement, pour une sombre histoire de licence (free, mais pas assez pour la prudence de Syntext), Serna en est resté à TEI 4. C’est pour ça que j’ai tissé entièrement à la main en TEI 5, grâce à Bluefish et à ses snippets, mon seul essai TEI, ma pièce d’épreuve, le gros Manuel d’économie politique. Notez que c’est aussi un éditeur xhtml assez visuel, presque wysiwyg.

Édition html et sites

Éditeur de code, répétez tous en chœur après moi : Bluefish

Du temps de Windows, j’adorais l’excellent Arachnophilia 4 pour sa capacité de personnalisation. Je pouvais créer des barres d’outils et des boutons pour mes balises et mes styles favoris. L’auteur a voulu échapper au monopole de Microsoft (bravo) et il a créé Arachnophilia 5 sous Java, donc indépendant de la plate-forme pourvu qu’elle supporte un Runtime Environment de Java. C’est un effort méritoire mais l’Arachnophilia 5 est très inférieur à l’Arachnophilia 4. L’auteur propose d’ailleurs toujours le 4 sur son site.

Sous Linux, oubliez tout ça. Il y a un éditeur html (et autres codes) excellent, c’est Bluefish. Il est très personnalisable (comme Arachnophilia 4, mais en mieux). L’ancien Menu personnalisé (Custom menu) peut être récupéré dans les Snippets. Je me suis même fait des snippets de TEI et mon Bluefish est devenu ainsi un excellent outil d’édition de TEI en code. On pourrait faire de même avec tous ses dialectes habituels d’XML.

Bluefish a une très bonne gestion intelligente de la sélection par mots (en coupant par exemple même aux apostrophes, aux chiffres, etc. On peut maintenant afficher les espaces et les tabulations, replier et déplier les blocs, etc.

Contrôleur et nettoyeur de code : HTML Tidy

Ne pas oublier d’installer le paquet tidy. On peut l’utiliser à partir de Bluefish et de KompoZer. Étudier la configuration de Tidy pour obtenir les résultats désirés.

J’avais des exigences contradictoires avec les concepteurs de HTML Tidy. Je voulais encoder mes fichiers en utf-8 qui est la locale de ma distribution, mais je voulais quand même remplacer autant que possible les caractères accentués par des entités HTML pour ceux dont le browser foireux ne lirait pas utf-8. Je pouvais prétendre que mon document était ascii, mais alors j’avais un problème avec le ù de Meeùs dans la balise meta name="author". Mais si l’encodage est utf-8, Tidy retransforme les entités en caractères accentués utf-8. Les dernières versions de Tidy comportent une option preserve-entities qui laisse inchangées les entités bien formées déjà présentes dans le document. Cette option est récente. J’ai essayé. J’ai dû désinstaller le paquet tidy 0.99 de 2005 d’Ubuntu 7.10 et installer par alien -i les paquets libtidy-1.0.20070815-5.4.i586.rpm et tidy-1.0.20070815-5.4.i586.rpm de Suse. Ensuite, j’ai dû leur donner une priorité Pin-Priority: 500 dans /etc/apt/preferences pour que la distribution ne me propose pas éternellement de les « mettre à jour » à l’ancienne version. Je suis revenu depuis à la version de la distribution. J’ai abandonné l’idée d’utiliser des entités (ce qui donne un code illisible — il est bien plus agréable d’écrire le code avec les accents — et on peut utiliser le correcteur d’orthographe qui butait sur les entités). Tant pis pour ceux qui auraient un browser trop vieux pour lire l’utf-8.

Attention : pour que html-tidy lise le fichier d’entrée et écrive le fichier de sortie en utf-8 (par défaut, c’est ascii), il faut écrire dans ~/.tidyrc la ligne char-encoding: utf8 et non utf-8 comme on aurait tendance à le faire spontanément !!! Si on teste dans un terminal, on peut voir d’éventuels messages d’erreur intéressants. Une fois qu’on a ce qu’on demande, c’est un outil très utile. Mal paramétré et non testé, Tidy peut être très destructeur : si on l’a paramétré pour considérer comme utf-8 le fichier d’entrée et que ce n’est pas le cas, il corrige tous les caractères accentués. Il faut toujours vérifier, et le cas échéant modifier, l’encodage digital du fichier.

Composer des pages Web en wysiwyg : KompoZer (NVU)

J’ai beaucoup composé directement en code mais j’admets que c’est un peu fastidieux. NVU est un éditeur wysiwyg encore un peu jeune (ils ont sorti triomphalement une version 1.0 qui mériterait plutôt le nom de beta) mais prometteur. Il est plein de bugs. Dans les FAQ, à la question « Is the Nvu project still active ? », l’auteur avoue qu’il est occupé à refondre complètement l’application ; pendant ce temps-là, il ne corrige pas les bugs. Depuis, KompoZer a repris le flambeau. KompoZer se trouve maintenant dans les dépôts de paquets d’Ubuntu.

Parfois NVU se fatigue à l’utilisation. Après une certain temps ou dans certaines circonstances que je n’ai pas pu identifier, il refuse de coller ce que vous avez copié ou coupé (ou bien il le colle ailleurs, même dans une autre page, attention !) Parfois il nie même que vous ayez copié quoi que ce soit : dans le menu Edit, les commandes Paste et Paste without formatting restent en grisé. (Mais c’est peut-être à partir d’OpenOffice.org qui ne s’entend pas bien avec toutes les applications pour le copier-coller.) Quand les ennuis commencent, il faut quitter NVU et le redémarrer. Idem en KompoZer.

En html, un ou plusieurs blancs du texte dans le code (espaces ou nouvelle ligne) sont toujours rendus par une seule espace à l’affichage (l’espace des typographes est un mot féminin). Pour permettre de plus grand écarts, NVU et KompoZer introduisent des espaces insécables à partir de la deuxième. Si c’était involontaire et que vous effacez la première espace, la deuxième reste insécable. Si vous effacez un mot, ou si vous insérez un mot en commençant par insérer une espace à la suite du mot précédent, vous créez une situation avec deux espaces. Vous obtenez ainsi de diverses manières des espaces insécables indésirées. Avec un peu d’adresse ce peut aussi être un moyen détourné (je n’en connais pas d’autre dans le mode WYSIWYG de NVU et de KompoZer) d’introduire des espaces insécables là où il en faut. De manière générale, c’est une faiblesse de NVU et de KompoZer ; on obtient difficilement les espaces insécables voulues et beaucoup trop facilement des espaces insécables là où on ne les a jamais demandées et où ça gène. Si on active le correcteur d’orthographe, les mots liés indûment par une espace insécable apparaissent comme un mot incorrect, souligné en rouge. C’est une manière de les détecter. Trier dans le code les nbsp justifiés et les parasites, c’est très fastidieux

Il doit y avoir un problème avec les CR (carriage return) et/ou LF (line feed) dans NVU. En tous cas le code produit par NVU donne facilement une inflation de lignes blanches quand on l’ouvre dans Bluefish ou gedit.

Il est très difficile d’obtenir un code lisible quant à la présentation (retours à la ligne, indentations) et même en jouant sur les options, NVU et KompoZer détruisent souvent la présentation soignée qu’on aurait mise avant dans son code. Passer ensuite HTML Tidy en dehors de KompoZer.

KompoZer permet l’insertion d’une table des matières crée automatiquement sur les titres html. C’est très utile. Mais attention ! Si on écrit sa page avec un autre éditeur (comme Bluefish) et qu’on ne l’ouvre dans KompoZer que pour créer ou mettre à jour la table, KompoZer crée ou met à jour la table mais n’a pas conscience de ce que le fichier est modifié (parce qu’on n’a pas soi-même écrit quoi que ce soit dans l’éditeur). L’icône disquette Save reste grisée et inactive. Si on ferme le fichier ou si on quitte KompoZer, le travail est perdu sans rappel « Enregistrer oui ou non ? » Il est prudent d’insérer quelque part un blanc (puis de l’effacer) pour qu’il y ait eu une opération d’édition et qu’on ne puisse par inadvertance quitter sans sauver.

Dans le menu Help, la plupart des commandes renvoient au site mais le browser ne démarre pas. Il faut ajouter les lignes
user_pref("network.protocol-handler.app.http", "/usr/bin/firefox");
user_pref("network.protocol-handler.app.https", "/usr/bin/firefox");
dans le fichier user.js du sous-répertoire de son profil dans le répertoire caché .nvu.

Tout cela étant dit, KompoZer est mieux que rien, mais les espace insécables indésirés, c’est très ennuyeux. Depuis, Amaya ayant fait de gros progrès, on n’est d’ailleurs pas sans rien.

Composer des pages Web en wysiwyg : Amaya

Il reste des bugs et des limitations, mais Amaya a fait de grands progrès. Il ne supporte pas le Javascript. Je ne sais pas comment il est programmé, mais ce n’est sûrement pas du gtk2 et ça se voit. En particulier, on ne peut pas entrer des codes Unicode au clavier comme en gtk. (Mais on peut le faire dans les dialogues, en particulier pour remplacer. Je peux donc écrire -- et remplacer par U+2014.) On peut insérer une espace insécable par Ctrl+barre d’espacement. C’est un caractère Ua0, pas une entité  , qui n’est pas rendu en WYSIWYG, mais est rendu par par ~ dans l’affichage du code. La police d’écran par défaut est Times New Roman, pas Unicode et trop petite. On peut la grandir avec le zoom mais pas la changer dans les préférences. (On peut changer de police dans un fichier de configuration compliqué.)

L’affichage réagit lentement à la souris ou au clavier et on sélectionne toujours trop ou trop peu. Méfiance avant d’effacer.

Quand on corrige l’orthographe, après quelques mots l’application se ferme sans sauver. (Quand on la rouvre, elle demande si elle doit récupérer le fichier.) Elle corrige aussi les tags — ou du moins une partie d’entre eux ; c’est peut-être un dérangement passager.

L’équipe de développement d’Amaya est probablement plus active et avec plus de moyens que celle de KompoZer. KompoZer n’a d’ailleurs pas les mêmes prétentions. Il s’agissait seulement d’apporter de petites corrections et améliorations au code abandonné de NVU en attendant mieux, comme un éventuel nouveau Composer du côté de Mozilla. Amaya est un projet beaucoup plus ambitieux. Il est très orienté XML et permet d’insérer du SVG et du MathML dans une page XHTML. Dommage que Microsoft Internet Explorer sabote les efforts en ce sens. Dommage qu’Amaya ne supporte pas beaucoup d’Unicode. On ne peut même pas afficher les signes prime et seconde (double prime) U+2032 et U+2033. C’est un comble pour un éditeur XML et MathML.

Les développeurs d’Amaya ont l’air un peu prisonniers de leurs habitudes personnelles et peu préoccupés de reprendre les modes de fonctionnement et le style d’interface des applications existantes. Il faut donc du temps pour apprendre à s’en servir. Amaya fait aussi des tables des matières. Les tables des matières récupèrent comme cible des liens les id existants (KompoZer met des numéros aléatoires).

Dans l’ensemble, dans un Amaya actuel (j’écris ceci avec 11.3), il n’y a plus de défauts vraiment destructeurs et les qualités l’emportent largement sur les défauts.

Finalement, code ou wysiwyg ?

J’ai abandonné depuis un bon bout de temps ma résolution de n’écrire que des entités au lieu de caractères accentués. Du coup, écrire en code devient plus facile (plus lisible, en tous cas). Le code de KompoZer n’est pas mauvais, mais il est mal disposé. Le problème des espaces insécables est vraiment très chiant. Dans certains textes, j’utilise beaucoup de blockquote, que je ne trouve pas le moyen de mettre facilement en KompoZer.

Amaya ayant (enfin) surmonté ses graves maladies de jeunesse, je commence à l’utiliser beaucoup pour écrire en wysiwyg. Je continue à utiliser beaucoup Bluefish aussi avec mes snippets personnalisés quand il s’agit de fignoler le code.

Analyser le trafic du site

Mon hébergeur (one.com) me donne des statistiques basiques sur les accès à mon site. Je peux aussi télécharger le journal qui est très détaillé donc assez illisible. L’application Visitors (paquet visitorsn’a pas de sortie graphique mais permet de sortir une analyse dans un fichier html ce qui est tout aussi bien. Les renseignements obtenus sont passionnants. Voir une sortie d’écran sur le site de Visitors. La commande 

visitors -A -m 50 200709access.log -o html > 200709report50.html

me donne en html une analyse de toutes les rubriques jusqu’à 50 lignes par rubrique.

Firefox

Contrôler l’impression à partir de Firefox

Ce qui convient à l’écran ne convient pas nécessairement à l’imprimante et rares sont les auteurs de pages qui prévoient un style différent pour l’impression. Il est possible d’imposer (?) ses propres normes par un feuille de style locale. Il faut écrire userContent.css dans le dossier chrome de son profil Firefox. On y trouve déjà un userContent-example.css dont on peut s’inspirer. Ça a de l’effet sur des textes qui n’ont pas de style trop particulier.

Marque-pages (bookmarks)

Voir aussi dans les questions de formats la sauvegarde des marque-pages et leur publication sur le Web en format xml XBEL.

La fenêtre de dialogue Bookmark this page (Marquer cette page…) de Firefox est embêtante parce qu’elle ne propose que les derniers dossiers utilisés. Il faut cliquer une petite flèche à droite pour ouvrir tout l’arbre. L’extension OpenBook modifie ce comportement. (Menu Tools, commande Extensions.)

Restore previous session

Il arrive souvent que Firefox estime que « la précédente session s’est interrompue inopinément » (et propose de « Restaurer la session précédente ») alors que ce n’est pas du tout le cas. Il semble que Firefox est tellement lourdaud (ou qu’il a un bug) qu’il n’arrive pas à fermer dans un temps raisonnable sur un signal TERM (ou SIGTERM) et qu’il est donc finalement victime d’un KILL. On peut éviter ce dialogue de restauration de session en modifiant browser.sessionstore.enabled de true en false dans la page about:config (écrire la clef si elle n’existe pas).

Cache des informations de formulaire

Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?

Dans le menu Édition, commande Préférences, onglet Vie privée, on peut demander (ou non) à Firefox de « Se souvenir des informations saisies dans les formulaires et la barre de recherche ». Si on trouve que c’est une atteinte à la vie privée, on désactive l’option et on fait un grand nettoyage pour que ces informations soient effacées. Que faire si on trouve que c’est bien pratique mais qu’on est énervé par l’éternel retour d’une information erronée qu’on a eu le malheur d’introduire un jour dans un formulaire ? Supposons que j’ai introduit un jour Dominque au lieu de Dominique. Je veux effacer cette erreur sans perdre les autres informations stockées. Je vais dans mon profil (un répertoire caché du genre
~/.mozilla/firefox/azerty1234
) et j’y ouvre avec un éditeur le fichier
~/.mozilla/firefox/azerty1234/formhistory.dat

Je dois chercher une occurrence de Dominque mais dans le format de ce fichier, il y a $00 après chaque lettre. Donc chercher 
D$00o$00m$00i$00n$00q$00u$00e$00.
Je le trouve dans une parenthèse du genre
(16C=D$00o$00m$00i$00n$00q$00u$00e$00).
Je note très soigneusement le numéro 16C. J’efface la parenthèse. Je cherche et j’efface toutes les courtes lignes contenant une référence à 16C dans la seconde moitié du fichier. (Merci à
http://pramur.wordpress.com/2007/03/28/109/.) Dans Firefox 3, ce n’est plus formhistory.dat mais formhistory.sqlite. Heureusement, il y a aussi une méthode simple.

Mais si on tient absolument à faire simple

En remplissant un formulaire, on obtient la liste des propositions contenant la proposition malheureuse. On met celle-là en évidence et on presse Maj+Efface (en franglais : Shift+Del). Et voilà, c’est effacé. (Je lis quelque part que Ctrl+Efface marcherait aussi.)

Imprimantes

Le système d’impression classique est le LPD (line printer daemon) hérité de l’Unix de Berkeley (BSD). Le système d’impression moderne est CUPS. On peut voir les imprimantes CUPS sur la page http://localhost:631/

Il y a différentes applications pour installer et gérer des imprimantes: Foomatic, gnome-cups-manager, printconf... Dans les Ubuntu récents, les imprimantes sont reconnues automatiquement ; rien à installer.

Les applications de la famille Mozilla veulent confier l’impression à Xprint. Xprint à son tour s’adresse à LPD. Pour que Xprint « voie » les imprimantes CUPS, il fallait ajouter le paquet cupsys-bsd qui fournit une émulation du système LPD par CUPS. Dans les dernières versions d’Ubuntu, ça marche tout seul.

Ma Lexmark E220 n’est supportée (?) par Lexmark que sous RedHat. (Sous Windows, elle marche très bien, merci :-) mais ce n’était pas le but.) J’ai transformé le paquetage .rpm en .deb avec l’utilitaire alien et je l’ai installé mais il y ne fonctionne pas (l’application d’installation /usr/markvision/bin/lexprt accepte de créer un virtual device mais pas de queue. Un nom de queue ne lui suffit pas, elle veut des alias et si on veut donner un alias, elle prétend que le nom existe déjà et/ou elle se ferme brusquement).

Aujourd’hui (en 2008) on trouve sur le site www.lexmark.com un pilote Debian. On l’installe comme tout paquet .deb. On exécute sudo /usr/local/lexmark/setup.lexprint. On exécute sudo lexprint. Je peux créer un périphérique virtuel, mais rien faire avec. Si je veux créer une queue, l’opération se termine avec une erreur sans explication. Lexmark veut tout faire autrement, il ne propose pas la reconnaissance dans CPUS. Il ne fournit pas de PPD.

L’imprimante émule PCL 5e. Elle fonctionne bien en CPUS comme PCL 5e générique. Elle fonctionne aussi comme Lexmark Optra E+ ou comme HP LaserJet 5 avec plus de possibilités. Cependant les meilleurs résultats sont ceux du pilote générique Gutenprint en 300 × 300.

Scanner

Mon scanner, Canon CanoScan D660U, est de ceux qui n’étaient (en 2004) absolument pas supportés par Linux. (C’est changé, voir plus loin.) J’ai cependant trouvé un message disant que l’application VueScan de http://www.hamrick.com/ le supporte. Et ça marche. C’est une application simple sans dépendances ni installation. On copie le fichier n’importe où et elle fonctionne. (Toute l’application est contenue dans un seul fichier exécutable.) Elle supporte une quantité phénoménale de scanners. L’interface X est fruste mais l’application est très sophistiquée. 

Il y a un hic. À l’époque (version 7 ?), c’était gratuit pour l’utilisateur privé sous Linux. Ce n’est plus le cas de la version 8, ce n’est pas bon marché et la version 7 (que j’avais écrasée avec la 8) est introuvable. (In a message dated 10/24/2004 6:03:59 AM EST, dominique.meeus@tiscali.be writes:
>> Is Vuescan still free for personal use under linux?
I regret to say that it isn’t. Regards, Ed Hamrick, EdHamrick@aol.com, 24-10-2004.)

Nouveau. Avec les versions actuelles de Sane, le CanoScan D660U est supporté par le backend Plustek. Avec Ubuntu 5.04 (Hoary) et suivants, il n’y a rien à installer. Le menu des applications graphiques propose XSane et ça marche. Encore plus nouveau : presque deux ans après (mai 2006), maintenant que je n’en ai plus besoin, j’ai retrouvé une copie de VueScan 7 dans un répertoire d’archives.

On peut paramétrer XSane pour utiliser en arrière-plan Tesseract pour la reconnaissance de caractères.

Linux en des temps encore un petit peu héroïques

J'avais tâté un petit peu de Debian (en 2003 ?) sans aller très loin, à côté d'une installation de Windows, dans une partition d'un disque trop petit. Je m'y suis mis sérieusement en montant une nouvelle machine fin mars 2004. C'était encore Debian. Le premier Ubuntu est sorti fin avril 2004 et j'y suis passé assez vite après. C'était nouveau pour moi et Le Linux pour l'utilisateur ordinaire n'était pas encore tout à fait ce qu'il est aujourd'hui. En 2011, un débutant un peu débrouillard pourrait installer Ubuntu lui-même et se mettre immédiatement à l'utiliser sans problèmes. Cette accessibilité, cette « user friendliness » a en fait progressé très vite à partir de la création d'Ubuntu. Dans les années qui ont suivi 2004, la rose avait encore un peu plus d'épines :

Monter une machine, ce n’est rien à côté d’installer un Linux. Et quand il est installé, il y a encore beaucoup de pain sur la planche (veel werk aan de winkel). Je suis content de ne plus dépendre de Microsoft, mais il est clair que Linux n’est adapté à l’utilisateur ordinaire (moi) — et un bureau Gnome ou KDE, avec Mozilla et OpenOffice.org, est assez adapté — que si c’est quelqu’un d’autre qui l’installe jusqu’au bout, y compris scanner, imprimante, son, lecteurs de média, accessoires et tutti quanti. Ici, le quelqu’un d’autre c’est moi aussi, au fur et à mesure que j’acquiers la compétence. (C’est devenu plus facile avec Ubuntu.) J’ai installé une machine pour une voisine débutante et elle ne s’est jamais plainte d’Ubuntu.

Est-ce plus difficile que Windows ? Je dois évidemment me souvenir que j’ai acquis graduellement une compétence significative de DOS et Windows sur presque 20 ans et que j’ai oublié les difficultés que j’ai parfois rencontrées. Mais je crois quand même que Linux est (était ?) nettement plus compliqué. Bien sûr, ça se réduit en gros à éditer des fichiers de configuration, mais allez savoir quand, comment, pourquoi et lesquels ! La documentation est très dispersée, non systématique et les différences entre distributions compliquent encore le tableau. Mais avec les dernières versions d’Ubuntu, sauf accident (et sauf les formats de médias propriétaires), on peut dire que c’est devenu nettement moins difficile que Windows.

Un navigateur et éditeur de fichiers, mc

J’ai connu le DOS donc je peux utiliser la commande cd et bien d’autres, mais il y a plus visuel ! Toutes les distributions de Linux installent des tas d’éditeurs en mode texte qui sont sûrement connus des vieux de la vieille du monde Unix mais pas de moi. Il suffit d’apprendre les commandes ? Mais bon, moi j’ai déjà donné en apprenant WordStar. Je ne vais pas recommencer. J’ai trouvé et installé mc (Midnight Commander, une adaptation à Linux du bon vieux Norton Commander qui a rendu service du temps très ancien où on savait encore que le DOS existait). Comme paramétrer (et réparer) Linux, c’est toujours écrire des fichiers… Vous faites ce que vous voulez mais moi, sans mc, j’aurais déjà rendu mon tablier.

En fait j’ai écrit ce qui précède sans connaître nano. Il est certain que vi, avec ses différents modes, est pratiquement inutilisable si on n’y connaît rien. Même quitter demande de connaître le truc. Par contre, dans nano, on peut se débrouiller en partant de rien avec le rappel des commandes au bas de l’écran. Bien sûr avec Ubuntu, on utilise gedit. Mais il faut encore toujours avoir un autre éditeur en cas de gros problèmes.

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