Dominique Meeùs
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L’importance de la théorie marxiste de la plus-value

Marx a démasqué la légende des trois sources indépendantes du revenu. Il montre que les revenus de tous les exploiteurs, quelle qu’en soit la répartition, n’ont qu’une source : la plus-value. Dans une lettre à Engels, du 24 août 1867, Marx écrit :

Ce qu’il y a de meilleur dans mon livre, c’est… que la plus-value est traitée séparément de ses formes particulières, telles que le profit, l’intérêt, la rente foncière, etc. (K. Marx et F. Engels : Correspondance, tome 9, p. 193.)

Il a ainsi mis en lumière tout l’abîme qui existe entre le prolétariat et l’ensemble des exploiteurs, il a mis à jour dans toute sa nudité la contradiction fondamentale du capitalisme.

Marx a montré que l’exploitation de la classe ouvrière a lieu au cours du procès de production, que les rapports entre la classe ouvrière et la bourgeoisie sont des rapports de production. L’appropriation de la plus-value, que les théoriciens bourgeois et social-démocrates qualifient de p. 108« répartition », découle de ces rapports de production. On ne saurait donc modifier radicalement la répartition sans transformer le régime social de production. Pour supprimer la répartition capitaliste, il faut supprimer la propriété capitaliste des moyens de production et en faire la propriété collective. Mais cela veut dire que l’exploitation ne peut être abolie par la voie des réformes, mais par la voie révolutionnaire. Voilà pourquoi Lénine a dit que…

La théorie de la plus-value constitue la pierre angulaire de la théorie économique de Marx.

Lénine, « Les trois sources et les trois parties constitutives du marxisme », Œuvres, tome 19, p. 16.
Date: 2008-2014