Dominique Meeùs
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L’impérialisme, c’est le capitalisme dépérissant

Ainsi, à l’époque de l’impérialisme, la contradiction entre les forces productives sociales, déjà complètement mûres pour la socialisation, et les rapports de production capitalistes est parvenue à un tel degré d’acuité que, pour autant que le capitalisme continue d’exister et ne cède pas la place au socialisme, sa décomposition commence.

De tout ce qui a été dit plus haut sur la nature économique de l’impérialisme, il ressort qu’on doit le caractériser comme un capitalisme de transition, ou, plus exactement, un capitalisme agonisant. (Lénine : l’Impérialisme, stade suprême du capitalisme, p. 138.)

Lorsque nous disons que l’impérialisme, c’est le capitalisme agonisant, cela ne signifie certainement pas que le capitalisme meure de lui-même. La décomposition du capitalisme signifie une aggravation extrême des contradictions de classe, en premier lieu de la contradiction entre la bourgeoisie et le prolétariat. L’oppression du capital financier devient à tel point insupportable, la paupérisation du prolétariat grandit à tel point que la révolte de celui-ci contre le régime capitaliste devient tout à fait inévitable.

Date: 2008-2014