Dominique Meeùs
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Sur la classe ouvrière

Notes de cours

Notes de préparation d’un cours donné plusieurs fois en 2011 et les années précédentes. Ces notes reprennent aussi une préparation plus ancienne à l’étude du Que Faire ? de Lénine

Discussion sur classe ouvrière et travail productif

Marx a abordé avec Engels la question des classes et de leur rôle historique dans le Manifeste et dans d’autres écrits. Lénine a repris de Marx le concept de classe, de prolétariat ou classe ouvrière.

Par ailleurs, Marx a résolu la question de la source de l’appropriation du surplus par les capitalistes avec le concept de plus-value. Dans le troisième quart du 20e siècle, le marxisme a été très à la mode. On a connu un foisonnement de textes tendant à préciser les concepts marxistes, à les « systématiser », parfois pour les rendre « opérationnels », dans une perspective un peu empiriste, parfois dans un but pédagogique. Dans ce contexte, des intellectuels ont cherché à faire intervenir de manière essentielle et restrictive dans la définition même du prolétariat la production de plus-value, le travail productif ; ce que d’autres ont contesté. J’ai réuni une partie de cette discussion dans un dossier séparé.

Définition de la classe ouvrière ou prolétariat

Le Parti du Travail de Belgique, issu du mouvement étudiant contestataire de la même époque, a étudié cette question collectivement à de nombreuses reprises, dès sa fondation en 1979 et même, dans l’organisation qui l’a précédé, dès la fin des années 60 du 20e siècle. Cela a fait l’objet entre autres des travaux du 3e Congrès et on en retrouve les résultats dans le livre Le temps travaille pour nous [*] et plus récemment dans « La classe ouvrière » [**] de Peter Mertens. L’avantage est qu’il s’agit de travaux scientifiques marxistes d’un parti communiste lié à la classe ouvrière par une pratique réelle, à la différence du point de vue souvent livresque du débat dont question ci-dessus. Il faut donc considérer que la conception théorique du PTB sur le prolétariat représente l’état le plus avancé et le plus fiable du marxisme actuel sur la question.

Le meilleur exposé de cette question, avec des données chiffrées, est le rapport présenté au nom du PTB par Jean Pestieau au septième Séminaire communiste international, Bruxelles, du 2 au 4 mai 1998 : « Les changements dans la composition de la classe ouvrière et du prolétariat ». Pour en faciliter l’étude, j’en ai fait sur ce site une édition assez soignée. Dans la troisième section de son article, il répond explicitement aux confusions introduites dans le débat sur la question de la plus-value.

[*] Jo Cottenier & Kris Hertogen, Le temps travaille pour nous : Militant syndical dans les années 1990 — Crise — Nouvelles technologies — Internationalisation, EPO, Anvers, 1991, 279 pages, ISBN : 2-87262-058-3
Jo Cottenier & Kris Hertogen, De tijd staat aan onze kant : Vakbondsmilitant in de jaren ’90 — Crisis — Nieuwe technologieën — Internationalisering, EPO, Anvers, 1991, 269 pages, ISBN : 90-6445-568-6

[**] Peter Mertens, La classe ouvrière à l’ère des entreprises transnationales, Études marxistes 72(2005).

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