Dominique Meeùs
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[6. Problème des crises (remarques introductives).
Destruction du capital par des crises]

Livre IV, t. 2, p. 587-592.

Mots-clefs : ❦ répartition du capital en proportions déterminées entre secteurs

p. 587En prenant pour hypothèse une surproduction de capital constant […]

La mesure de cette surproduction, c’est le capital lui-même, l’échelle existante des conditions de production et l’appétit effréné d’enrichissement et de capitalisation des capitalistes, mais ce n’est nullement la consommation, qui est entravée d’entrée de jeu, étant donné que la plus grande partie de la population, la population ouvrière, ne peut élargir sa consommation que dans des limites très étroites et que, d’autre part, la demande de travail diminue relativement dans la mesure même où le capitalisme se développe, bien qu’elle augmente absolument. Il s’y ajoute que les péréquations sont toutes fortuites et que si la proportion dans laquelle les capitaux sont employés dans les différentes sphères fait l’objet, par un procès permanent, d’une péréquation, la permanence même de ce procès présuppose aussi la permanente disproportion qu’il doit égaliser en permanence, souvent violemment.

C’est donc une contradiction fondamentale du capitalisme, de la libre entreprise. L’affectation du capital ne se faisant pas de manière rationnelle, mais en « permanente disproportion », doit être en permanence ajustée (péréquation), ce qui se fait « souvent violemment ». C’est à garder à l’esprit dans toute réflexion sur la crise.

Dominique Meeùs . Date: 1999-2017