Dominique Meeùs
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Notes de lecture : table des matières, index — Retour au dossier marxisme

Rapide comparaison du contenu des versions 2A et 4

Mots-clefs : ❦ traduction Roy, comparaison

J’ai procédé à un sondage superficiel sur le chapitre 1 du Livre I en comparant la version 2A dans l’édition en huit volumes (1948…) des Éditions sociales et la version 4 dans mon facsimilé de 2009 de l’édition de 1983 de Messidor/Éditions sociales. J’ai repris dans la table qui suit quelques différences visibles. Je ne prétend pas discuter ici la question de savoir si ces différences sont importantes pour la compréhension du Capital (et encore moins la question de savoir si une traduction est meilleure que l’autre). Je veux seulement montrer qu’il y a des différences substantielles (par exemple en fin de ce chapitre, sur le caractère fétiche de la marchandise). Pour aller plus loin, il serait confortable de disposer en forme de tableau comme ceci une présentation juxtaposée de ce chapitre 1 dans les textes français des v. 2A et v. 4 et dans le texte allemand de la v. 4. Voilà une distraction à envisager pour des longues soirées d’hiver. Je n’imagine pas une édition juxta de trois fois le Livre I entier. C’est déjà un assez gros bouquin dans une langue.

Comme autre problème de traduction, il y a bien sûr la phrase fameuse sur la « physionomie » de la dialectique dont je développe la discussion ailleurs.

Version 2A dans l’édition en huit volumes (1948…) des Éditions sociales Version 4 dans l’édition de 1983 de Messidor/Éditions sociales
Chapitre 1. La marchandise
1. Les deux facteurs…
P. 53. Une marchandise particulière… (6 lignes) P. 41. Une marchandise donnée… (14 lignes)
P. 53. Comme valeurs d’usage, les marchandises sont avant tout de qualité différente ; comme valeurs d’échange, elles ne peuvent être que de différente quantité. P. 42. En tant que valeurs d’usage, les marchandises sont principalement de qualité différente, en tant que valeurs d’échange, elles ne peuvent être que de différente quantité, et ne contiennent donc pas un atome de valeur d’usage.
P. 54. En tant que cristaux de cette substance sociale commune, ils sont réputés valeurs. P. 43. C’est en tant que cristallisation de cette substance sociale qui leur est commune, qu’elles sont des valeurs : des valeurs marchandes.
P. 54. Le quelque chose de commun qui se montre dans le rapport d’échange… (4 lignes) Comment mesurer maintenant… (5 lignes) P. 43. Dans le rapport d’échange… (12 lignes) Une valeur d’usage, une denrée… (8 lignes)
P. 55. La valeur d’une marchandise… temps de travail nécessaire à la production de l’autre. P. 45. Le rapport de la valeur… temps de travail nécessaire pour produire l’autre. « En tant que valeurs, toutes les marchandises ne sont que des mesures déterminées de temps de travail coagulé. » (K. Marx, Contribution…)
P. 56. Nous connaissons maintenant la substance… (3 lignes) P. 46. Nous connaissons maintenant la substance… (5 lignes en note)
3. Forme de la valeur… 3. La forme valeur…
P. 64. (0 lignes) P. 56. Quant à savoir… (6 lignes)
P. 65. L’habit étant posé… Cette équation exprime donc le caractère spécifique du travail qui constitue la valeur de la toile. P. 57-58. En posant par exemple l’habit…  C’est seulement l’expression de l’équivalence de marchandises d’espèce différente qui met en évidence le caractère spécifique du travail constitutif de valeur, en réduisant effectivement les différentes sortes de travail contenues dans les différentes sortes de marchandises à ce qui leur est commun, à du travail humain tout court.
P. 67. En vertu du rapport de valeur… (deux phrases en 5 lignes) P. 60. Grâce au rapport de valeur… (une phrase supplémentaire de 3 lignes intercalée, 9 lignes)
P. 69. En tant que valeurs… (5 lignes) Une marchandise est immédiatement échangeable… (9 lignes) P. 63. (0 lignes)
4. Le caractère fétiche…
P. 85. …un rapport social des produits du travail. Voilà pourquoi ces produits se convertissent en marchandises… P. 83 …un rapport social entre les produits du travail. Ce qu’il y a de mystérieux dans la forme marchandise consiste donc simplement en ceci qu’elle renvoie aux hommes l’image des caractères sociaux de leur propre travail comme des caractères objectifs des produits du travail eux-mêmes, comme des qualités sociales que ces choses posséderaient par nature : elle leur renvoie ainsi l’image sociale du rapport des producteurs au travail global, comme un rapport social existant en dehors d’eux, entre des objets. C’est ce quiproquo qui fait que les produits du travail deviennent des marchandises…
P. 85. (0 lignes) P. 83. Ce caractère fétiche du monde des marchandises… (3 lignes)
Dominique Meeùs . Date: 1999-2017