Dominique Meeùs
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Un mouvement rétrograde dans la social-démocratie russe

Rédigé fin 1899. Publié en 1924. Œuvres, tome 4, pp 262‑293.

Contre l’économisme de la Rabotchaïa Mysl, lutte politique et non seulement économique.

N’est-ce point là renier le principe essentiel de la social-démocratie mondiale, suivant lequel les social-démocrates doivent tendre à organiser la lutte de classe du prolétariat en partis ouvriers politiques indépendants, combattant pour la démocratie considérée comme le moyen, pour le prolétariat, de conquérir le pouvoir politique et d’instaurer la société socialiste ? (P. 268, ½.)

La forme de gouvernement où le peuple participe à la législation et à l’administration de l’État s’appelle la forme constitutionnelle du gouvernement (la Constitution est la loi qui organise la participation des représentants du peuple à la promulgation des lois et à la direction des affaires publiques). (P. 272, ½.)

C’est seulement dans un régime de liberté politique que toute la classe ouvrière peut soutenir une lutte sévère contre la classe bourgeoise ; et le but final de cette lutte est la conquête du pouvoir politique par le prolétariat et l’organisation par ce dernier de la société socialiste. Cette conquête du pouvoir politique par le prolétariat organisé, qui aura fait un long apprentissage de la lutte, marquera réellement le « renversement de la force en effectifs et la mainmise sur la force économique » du gouvernement bourgeois. Mais celte prise du pouvoir n’a jamais été définie par les social-démocrates russes comme la tâche immédiate des ouvriers russes. Les social-démocrates ont toujours dit que c’est seulement dans un régime de liberté politique et à travers une vaste lutte de masse que la classe ouvrière russe saura créer les organisations qui assureront cette victoire définitive du socialisme. (P. 272, haut.)

Dominique Meeùs . Date: 1999-2017