Dominique Meeùs
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Deux tactiques de la social-démocratie dans la révolution démocratique

Écrit en juin-juillet 1905. Publié en brochure en juillet 1905. Œuvres, tome 9, pp 9‑139.

11 Préface

Rôle du prolétariat dans la révolution bourgeoise (p. 13, ⅔).

Importance de mots d’ordres politiques corrects (p. 13, ⅔).

15 1. Une question politique urgente

Le tsar ne veut pas d’Assemblée constituante tout au plus une assemblée consultative. Le prolétariat révolutionnaire veut une Assemblée constituante qui liquide le tsarisme et installe un gouvernement révolutionnaire provisoire. La bourgeoisie ne veut que des aménagements (p. 15).

Résolution sur le gouvernement révolutionnaire provisoire (3e congrès) (p. 17, ½) :

1° La lutte pour le socialisme demande la plus grande liberté donc république démocratique plutôt que tsarisme.

2° Insurrection populaire installant un gouvernement révolutionnaire provisoire convoquant l’Assemblée constituante.

3° La bourgeoisie tentera de ravir la victoire.

19 2. Que nous apporte la résolution du 3e congrès du P.O.S.D.R. sur le gouvernement révolutionnaire provisoire ?

Seul un gouvernement révolutionnaire provisoire peut garantir une vraie Assemblée constituante, pas le gouvernement tsariste (p. 20, ½). Il doit d’emblée appliquer notre programme minimum (p. 22, haut) mais pas le socialisme (p. 23, haut). Il est admissible de participer à ce gouvernement (p. 24, haut) et c’est opportun (p. 24, ½) 1° pour contrer les tentatives contre-révolutionnaires et 2°  our défendre les intérêts propres de la classe ouvrière (p. 24, fin).

26 3. Qu’est-ce que la « victoire décisive de la révolution sur le tsarisme » ?

Critique de la conférence menchévique : sans insurrection et gouvernement révolutionnaire provisoire, la « décision » d’organiser une Assemblée constituante n’est qu’une victoire en paroles (p. 27, ½). C’est semer la confusion dans le prolétariat (p. 33, haut).

33 4. Liquidation de la monarchie et république

La conférence menchévique ne fixe pas d’objectif révolutionnaire au prolétariat (p. 34, haut). C’est sur ce point (et sur d’autres) la différence entre des révolutionnaires et des marxistes de salon (p. 34, bas, p. 37, haut, p. 38, ⅔).

39 5. Comment « faire progresser la révolution » ?

Les mots d’ordre de gouvernement révolutionnaire provisoire et de république sont essentiels (p. 40, ¼) et celui d’Assemblée constituante est insuffisant. La bourgeoisie monarchiste peut aussi demander une Assemblée constituante pour arrêter la révolution.

39 6. D’où vient pour le prolétariat le danger d’avoir les mains liées dans la lutte contre la bourgeoisie inconséquente ?

La révolution bourgeoise intéresse aussi le paysan et l’ouvrier (p. 43, ¾).

Les gens de la nouvelle Iskra comprennent d’une manière radicalement fausse le sens et la portée de la catégorie : révolution bourgeoise. On voit constamment percer dans leurs réflexions l’idée que la révolution bourgeoise est une révolution qui ne peut donner que ce qui est avantageux à la bourgeoisie. Or, rien de plus faux que cette idée-là. La révolution bourgeoise est une révolution qui ne sort pas du cadre du régime économique et social bourgeois, c’est-à-dire capitaliste. La révolution bourgeoise exprime les besoins du capitalisme en développement ; bien loin de ruiner les bases du capitalisme, elle les élargit et les affermit. Cette révolution traduit par conséquent non seulement les intérêts de la classe ouvrière, mais aussi ceux de toute la classe bourgeoise. La domination de la bourgeoisie sur la classe ouvrière étant inévitable en régime capitaliste, on peut dire à bon droit que la révolution bourgeoise traduit moins les intérêts du prolétariat que ceux de la bourgeoisie. Mais l’idée qu’elle ne traduit pas du tout les intérêts du prolétariat est franchement absurde. Cette idée absurde se résume dans l’ancestrale théorie populiste selon laquelle la révolution bourgeoise étant contraire aux intérêts du prolétariat, nous n’avons pas besoin d’une liberté politique bourgeoise. Ou bien encore elle se résume dans l’anarchisme, qui condamne toute participation du prolétariat à la politique bourgeoise, au parlementarisme bourgeois. […]

En un sens, la révolution bourgeoise est plus avantageuse au prolétariat qu’à la bourgeoisie parce que celle-ci n’est pas conséquente (p. 45, ½).

57 7. La tactique de l’élimination des conservateurs au sein du gouvernement »

61 8. L’idéologie de l’Osvobojdénié et celle de la nouvelle Iskra

70 9. Qu’est-ce qu’un parti d’extrême opposition pendant la révolution ?

74 10. Les « Communes révolutionnaires » et la dictature démocratique révolutionnaire du prolétariat et de la paysannerie

84 11. Comparaison rapide entre certaines résolutions du 3e congrès du P.O.S.D.R. et de la « conférence »

89 12. La révolution démocratique perdra-t-elle de son envergure si la bourgeoisie s’en détourne ?

101 13. Conclusion. Oserons-nous vaincre ?

113 Postface. Encore une fois l’idéologie de l’Osvobojdénié et encore une fois l’idéologie de la nouvelle Iskra

113 I. Ce que les réalistes libéraux bourgeois louent chez les « réalistes » social-démocrates

120 II. Nouvel « approfondissement » de la question par le camarade Martynov

129 III. La représentation bourgeoisie vulgaire de la dictature et la conception de Marx

Dominique Meeùs . Date: 1999-2017