Dominique Meeùs
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Éditions

Marx et Engels :

Pour le Capital, je donne des indications au début de la section correspondante, en particulier pour le Livre 1 qui a une histoire plus longue donc plus complexe.

Des travaux d’édition des textes de Marx et Engels sous le nom de MEGA (parfois MEGA2) sont le travail de l’IMES, Internationale Marx-Engels Stiftung, fondation créée à l’initiative de l’IISG, Internationaal instituut voor sociale geschiedenis, Amsterdam. Ils reprennent l’héritage de l’édition MEGA (Marx-Engels-Gesamtausgabe) commencée depuis les années soixante en URSS et en RDA. Voir sur leur site la présentation Marx-Engels-Gesamtausgabe du travail moderne. L’article « Comparing Two Editions… » explique bien la spécificité du projet par comparaison avec d’autres éditions d’œuvres plus ou moins complètes. Il faut retenir la division en parties pour comprendre des références à, par exemple, « MEGA IV ».

La GEME (Grande édition Marx Engels) travaille à une édition en français. Ce projet n’a pas de site propre, mais il est présenté dans Wikipédia : Grande Édition de Marx et d’Engels. Certains des documents qui servent de base aux travaux peuvent être trouvés en pandor.u-bourgogne.fr/ead.html?id=FRMSH021_00004.

En français, beaucoup a été publié par divers éditeurs liés au PCF, d’abord le Bureau d’éditions et les Éditions sociales internationales, devenues Éditions sociales en 1944, puis Messidor-Éditions sociales de 1973 à 1992. Le fonds des Éditions sociales est alors repris par La Dispute et une partie de celui de Messidor par Le Temps des Cerises. Les droits de Marx, Engels, Lénine… sont éteints, mais pas nécessairement ceux des traducteurs.

Pour Marx en français, il y a eu dans les années vingt, trente et quarante une tentative de publication des œuvres complètes chez Alfred Costes à Paris, dans une traduction de J. Molitor.

Les Éditions en langues étrangères ou les Éditions du Progrès à Moscou ont publié aussi de nombreux textes marxistes en français, parfois, comme pour les Œuvres de Lénine, en coédition avec les Éditions sociales. Dans les années soixante et dans la foulée de Mai 68, le marxisme est très à la mode et divers textes apparaissent chez Maspero et d’autres éditeurs. De petits éditeurs militants (ou des commerçants opportunistes) reprennent des choses comme Staline que le PCF ne publie plus. À cette époque aussi, le Parti communiste chinois, très prosélyte, fait publier en langues étrangères des éditions de qualité et très bon marché, dont en particulier Staline qu’on ne publie plus à Moscou.

Dominique Meeùs . Date: 1999-2017