Dominique Meeùs
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Notes de lecture de Lénine, tomes 1 à 5

Ce que sont les « amis du peuple »
et comment ils luttent contre les social-démocrates

Écrit au cours du printemps et de l’été 1894. Polycopié en 1894.

Œuvres, tome 1, pp 143‑360.

145 Fascicule I

Contre Mikhaïlovski et les populistes libéraux de la revue Rousskoïé Bogatsovo.

Mikhaïlovski réduit Marx au Capital et le Capital à l’économie. Mais (p. 150, ½) Marx y met en œuvre le matérialisme historique.

Le matérialisme dialectique, ce n’est pas la triade dialectique de Hegel (p. 179, ½).

P. 179-180.

« Le développement historique, dans son essence, continue M. Mikhaïlovski, est en général insaisissable ; il n’a pas été saisi non plus par la doctrine du matérialisme économique, encore que celle­-ci repose, visiblement, sur deux piliers : sur la découverte de l’importance déterminante des formes de la production et de l’échange, et sur le caractère absolu du processus dialectique. »

Ainsi, les matérialistes s’appuient sur le « caractère absolu » du processus dialectique ! Autrement dit, ils fondent leurs théories sociologiques sur les triades de Hegel. Nous voyons revenir ici l’accusation rebattue selon laquelle le marxisme accepterait la dialectique hégélienne, accusation qui, semble-t-il, a été suffisamment ressassée par les critiques bourgeois de Marx. Incapables d’apporter quelque objection sur le fond même de la doctrine, ces messieurs se sont accrochés aux formulations de Marx ; ils se sont attaqués à l’origine de la théorie, pensant en miner ainsi le fond. Et M. Mikhaïlovski ne se gêne pas pour user de ces procédés. Un chapitre de l’Anti-Dühring d’Engels lui a servi de prétexte. Répondant à Dühring qui avait attaqué la dialectique de Marx, Engels dit que Marx n’a jamais songé à « prouver » quoi que ce soit par les triades hégéliennes ; qu’il n’a fait qu’étudier et analyser le processus réel ; que, pour Marx, le seul critère d’une théorie était sa conformité avec la réalité. Et s’il est arrivé parfois que le développement d’un phénomène social se soit accordé avec le schéma de Hegel : thèse, négation, négation de la négation, il n’y a là rien d’étonnant puisque, d’une façon générale, la chose n’est pas rare dans la nature. Et Engels de citer des exemples empruntés à l’histoire naturelle (développement d’un grain de blé) et au domaine social, dans le genre de ceux-ci : il y a eu d’abord le communisme primitif, puis la propriété privée, et ensuite la socialisation capitaliste du travail ; ou bien : d’abord le matérialisme primitif, puis l’idéalisme, et enfin le matérialisme scientifique, etc. Il est évident pour tous que le centre de gravité dans l’argumentation d’Engels, c’est que les matérialistes doivent exposer avec exactitude et précision le véritable processus historique ; que l’insistance sur la dialectique, le choix des exemples prouvant l’exactitude de la triade, ne sont que des vestiges de l’hégélianisme d’ou est sorti le socialisme scientifique, des vestiges de sa façon de s’exprimer. En effet, une fois qu’on a déclaré catégoriquement que « prouver » une chose à l‘aide de triades est absurde et que personne n’y a jamais songé, quelle signification peuvent avoir des exemples de processus « dialectiques » ? N’est-il pas évident que c’est là une allusion à l’origine de la doctrine, et rien de plus ?

La méthode dialectique, ce n’est rien d’autre que la méthode scientifique, mais où la science est assez poussée pour tenir compte du changement et des relations (en particulier : de ce que la société est « un organisme vivant, en perpétuel développement »).

P. 181-182.

Ce que Marx et Engels appelaient la méthode dialectique — par opposition à la méthode métaphysique — n’est ni plus ni moins que la méthode scientifique en sociologie, qui considère la société comme un organisme vivant, en perpétuel développement (et non comme quelque chose de mécaniquement assemblé et permettant ainsi toutes sortes de combinaisons arbitraires des divers éléments sociaux), un organisme dont l’étude requiert une analyse objective des rapports de production constituant une formation sociale donnée, et une étude des lois de son fonctionnement et de son développement. Nous tâcherons plus loin d’illustrer le rapport entre la méthode dialectique et la méthode métaphysique (qui englobe sans nul doute la méthode subjective en sociologie), à l’aide d’exemples tirés des propres développements de M. Mikhaïlovski. Notons pour le moment que quiconque lira la définition et la description de la méthode dialectique soit chez Engels (dans sa polémique contre Dühring : Socialisme utopique et socialisme scientifique), soit chez Marx (diverses annotations au Capital et à la Misère de la philosophie) verra qu’il n’y est point question des Triades de Hegel, et que tout y revient à considérer l’évolution sociale comme processus d’histoire naturelle du développement des formations économique sociales.

Lénine reprend alors (p. 1842/3-1901/3) l’exemple de l’expropriation des expropriateurs de Marx analysé par Engels dans l’Anti-Dühring.

221 Fascicule III

L’ « économie populaire » des « amis du peuple » est une économie marchande soumise aux lois du capitalisme (pp 223‑257). Politiquement, leurs propositions sont des réformes capitalistes teintées d’un utopique retour à la terre (pp 257‑294).

Enjeu de cette polémique (p. 294, ½) : pas pour les populistes ni pour le public « cultivé » mais pour les socialistes. Nécessité d’une rupture avec les idées des démocrates (p. 294, fin). Nécessité d’une rupture avec les idées et théories petites-bourgeoises (p. 311). Celles-ci « sont incontestablement réactionnaires pour autant qu’elles font figure de théories socialistes » (p. 312). « 

Les communistes russes doivent se dénommer social-démocrates et ne jamais oublier, au cours de leur activité, le rôle immense de la lutte pour la démocratie » (p. 315). Les ouvriers doivent comprendre la nécessité (p. 315, ½) de la lutte pour la démocratie et les social-démocrates doivent le leur rappeler (p. 316, ⅓). Nécessité de l’alliance avec « le prolétariat russe des campagnes » (p. 316, haut). Un parti démocratique avec un programme démocratique est nécessaire pour une alliance (p. 317, ¾). Un pas dans ce sens est fait par le parti « Narodnoïé Pravo » (le droit du peuple), les narodopravtsy après les narodovoltsy (p. 359).

Les ouvriers doivent créer un parti ouvrier socialiste (p. 319). Les social-démocrates doivent « aider au développement et à l’organisation du mouvement ouvrier en Russie […] en une lutte cohérente de toute la classe » (p. 323, fin) parce qu’il est dans les conditions matérielles de voir l’antagonisme de classe (p. 324).

327 Annexe I

Données économiques

334 Annexe II

Sur le rôle historique de la bourgeoisie et du prolétariat

334 Annexe III

Caractère critique du marxisme.

P. 355-356

Or, Marx estime que toute la valeur de sa théorie réside en ce qu’elle est « essentiellement critique et révolutionnaire » (postface). Et, de fait, cette dernière qualité est entièrement et absolument inhérente au marxisme, cette théorie s’assignant pour tâche de mettre en lumière toutes les formes d’antagonisme et d’exploitation dans la société contemporaine, de suivre leur évolution, de démontrer leur caractère transitoire, leur transformation inévitable en une autre forme, et d’aider par là le prolétariat à en finir aussi vite et aussi facilement que possible avec toute exploitation. La force d’attraction irrésistible qui attire vers cette théorie les socialistes de tous les pays tient précisément au fait qu’elle associe l’esprit révolutionnaire à un caractère hautement et strictement scientifique (étant le dernier mot des sciences sociales), et elle ne le fait point par hasard, ni seulement parce que le fondateur de cette doctrine réunissait en lui-même les qualités du savant et du révolutionnaire ; elle les associe dans la théorie même, intimement et indissolublement. En effet, l’objet de la théorie, le but de la science, est ici nettement formulé : aider la classe des opprimés dans la lutte économique qu’elle mène effectivement.

Nous ne disons pas au monde : abandonne tes luttes, ce ne sont que des sottises ; nous voulons faire retentir à tes oreilles la vraie parole de la lutte. (Lettre de Marx à Ruge, septembre 1843.)

Ainsi, pour Marx, la tâche expresse de la science est de donner la vraie parole de la lutte, c’est-à-dire de savoir présenter avec objectivité cette lutte comme le produit d’un système déterminé de rapports de production ; de savoir comprendre la nécessité de cette lutte, son contenu, la marche et les conditions de son développement. On ne saurait donner la « parole de la lutte » sans étudier dans tous ses détails chacune des formes de cette lutte, sans la suivre pas à pas quand elle passe d’une forme à une autre, afin de savoir, à chaque instant précis, déterminer la situation sans perdre de vue le caractère général de la lutte, son but d’ensemble : la suppression complète et définitive de toute exploitation et de toute oppression.

J’ai un problème, ici. Il me semble que Lénine travaille sur une mauvaise traduction de la lettre de Marx à Ruge ou bien, s’il l’a lue en allemand, il l’a lue trop vite. Je trouve en français :

Nous ne lui disons pas : « renonce à tes luttes, ce sont des enfantillages ; c’est à nous de te faire entendre la vraie devise du combat ». Tout ce que nous faisons, c’est montrer au monde pourquoi il lutte en réalité […]

Dans cette version, « la vraie devise » est toujours dans le négatif : c’est ce que nous ne disons pas, parce que nous ne sommes pas des donneurs de leçons. Tandis que Lénine, à en croire la traduction française, le voit et le commente positivement comme « la vraie parole de la lutte ». Le positif ne commence qu’à la phrase suivante, que Lénine ne cite pas.

Nécessité de partis distincts, avec actions communes.

Les tâches des social-démocrates russes

Écrit fin 1897. Publié en brochure en 1898.

Œuvres, tome 2, pp 329‑354

Lutte économique, lutte politique. Relation avec les autres classes dans la lutte politique.

Le développement du capitalisme en Russie

1899

Œuvres, tome 3, pp 7‑645

Protestation des social-démocrates de Russie

Rédigé fin août-début septembre 1899. Publié en décembre 1899 tiré à part du Rabotchéié Diélo.

Œuvres, tome 4, pp 171‑186.

Contre l’ « économisme ». Nécessité de la lutte politique. Nécessité de tenir compte des mouvements de toutes les classes.

Le prolétariat […] doit participer à toute la vie politique et sociale, appuyer les classes et les partis de progrès contre les classes et les partis réactionnaires, soutenir tout mouvement révolutionnaire contre le régime actuel, se faire le défenseur de toute nationalité ou race opprimée, de toute religion persécutée, des femmes privées de droits, etc. (P. 182.)

Notre tâche immédiate

Articles pour la Rabotchaïa Gazéta rédigés dans la première moitié de 1899. Publiés pour la première fois en 1925.

Œuvres, tome 4, pp 221‑226.

La lutte contre le patron n’est que l’embryon de la lutte de classe (p. 221, ¾). Il y a vraiment lutte de classe lorsque l’avant-garde lutte consciemment ocntre la classe des capitalistes. Cette lutte devient alors une lutte politique au sens du Manifeste (p. 222, haut). Il faut donc dépasser le caractère étroit, « artisanal » de l’activité locale (p. 222, ⅔). Il faut réaliser « la fusion du socialisme et du mouvement ouvrier » (p. 223, ½) selon l’expression de Kautsky et de lier le socialisme « à une lutte politique systématique pour la démocratie en tant que moyen de réaliser le socialisme » (p. 223, ⅔).

Un mouvement rétrograde dans la social-démocratie russe

Rédigé fin 1899. Publié en 1924.

Œuvres, tome 4, pp 262‑293.

Contre l’économisme de la Rabotchaïa Mysl, lutte politique et non seulement économique.

N’est-ce point là renier le principe essentiel de la social-démocratie mondiale, suivant lequel les social-démocrates doivent tendre à organiser la lutte de classe du prolétariat en partis ouvriers politiques indépendants, combattant pour la démocratie considérée comme le moyen, pour le prolétariat, de conquérir le pouvoir politique et d’instaurer la société socialiste ? (P. 268, ½.)

La forme de gouvernement où le peuple participe à la législation et à l’administration de l’État s’appelle la forme constitutionnelle du gouvernement (la Constitution est la loi qui organise la participation des représentants du peuple à la promulgation des lois et à la direction des affaires publiques). (P. 272, ½.)

C’est seulement dans un régime de liberté politique que toute la classe ouvrière peut soutenir une lutte sévère contre la classe bourgeoise ; et le but final de cette lutte est la conquête du pouvoir politique par le prolétariat et l’organisation par ce dernier de la société socialiste. Cette conquête du pouvoir politique par le prolétariat organisé, qui aura fait un long apprentissage de la lutte, marquera réellement le « renversement de la force en effectifs et la mainmise sur la force économique » du gouvernement bourgeois. Mais celte prise du pouvoir n’a jamais été définie par les social-démocrates russes comme la tâche immédiate des ouvriers russes. Les social-démocrates ont toujours dit que c’est seulement dans un régime de liberté politique et à travers une vaste lutte de masse que la classe ouvrière russe saura créer les organisations qui assureront cette victoire définitive du socialisme. (P. 272, haut.)

La guerre de Chine

Au plus tard le 8 décembre 1900. Publié dans l’Iskra no 1, décembre 1900.

Œuvres, tome 4, p. 387-392.

P. 391[…] un gouvernement qui rogne sans cesse les allocations aux paysans affamés, qui marchande chaque copeck, qui ne trouve pas d’argent pour l’instruction publique, qui, comme le premier koulak venu, fait suer sang et eau aux ouvriers des usines de l’État, aux petits employés des postes, etc. !

Le parti ouvrier et la paysannerie

Rédigé en février 1901. Paru en avril 1901 dans l’Iskra.

Œuvres, tome 4, pp 437‑445.

Mensonges du rachat du servage. Situation des classes à la campagne (p. 440, ½). Contradiction principale. Rôle du parti social-démocrate par rapport à la paysannerie (p. 443, ⅔).

Par où commencer ?

Rédigé en mai 1901. Paru en mai 1901 dans l’Iskra.

Œuvres, tome 5, pp 9‑20.

Un aveu précieux

Iskra no 6, juillet 1901.

Œuvres, tome 5, p. 78-85

P. 84Il [le gouvernement] ne voudra jamais une amélioration sérieuse du sort des ouvriers, parce qu’il est lui-même patron dans des milliers de cas : il trompe et exploite les ouvriers de l’usine Ouboukhov et de centaines d’autres usines, et des dizaines de milliers d’employés des postes, des chemins de fer, etc., etc.

La question agraire et les « critiques » de Marx

Entre juin et septembre 1901. Chapitres 1-4 dans la Zaria nos 2-3, décembre 1901, chapitres 5-9 dans Obrazovanié no 2, février 1906.

Œuvres, tome 5, p. 101-226

P. 225Enfin, la statistique des professions nous montre encore un accroissement notable du nombre des employés (*) : de 47 000 à 77 000, soit de 63,8 %.

(*) À ce sujet, M. Boulgakov fait cette très plate plaisanterie dans Natchalo : « Le nombre des officiers s’accroit, cependant que l’armée diminue. » Opinion simpliste sur l’organisation du travail dans la grande production !

Parlant, à propos de la paysannerie, de prolétarisation, Lénine trouve important de mentionner aussi l’augmentation du nombre des employés et récuse la comparaison de Boulgakov avec des « officiers », c’est-à-dire que dans l’industrie moderne, ce ne sont plus seulement les contremaitres ou autres personnes qui exercent par délégation le rôle d’encadrement et de répression du patron, mais des prolétaires intégrés dans « l’organisation du travail dans la grande production ».

Revue de politique intérieure

Rédigé den octobre 1901. Publié pour la première fois dans la Zaria nos 2-3, décembre 1901.

Œuvres, tome 5, p. 255‑306.

P. 286-294III. Le tiers élément

Il s’agit de personnes travaillant pour l’administration, salariées sans être nommées et formant une sorte de « prolétariat intellectuel ». C’est la question du personnel des zemstvos dont Lénine parlera dans le Que Faire ? Il en parle ici dans le même esprit : « faire comprendre à la fraction la plus avancée et cultivée des ouvriers quels alliés elle a parmi les paysans, parmi les étudiants et parmi les intellectuels en général (p. 393) […] »

Que Faire ?
Les questions brûlantes de notre mouvement

Rédigé d’automne 1901 à février 1902. Publié pour la première fois en brochure en mars 1902.

Œuvres, tome 5, pp 353‑544.

355 Préface

358 I. Dogmatisme et liberté de critique

358 a) Que signifie la « liberté de critique »

La science marxiste et les théories bourgeoises sont donc radicalement opposées et il n’y a pas de troisième voie (réformiste) entre la dictature de la bourgeoisie et son renversement révolutionnaire par le prolétariat. La « liberté de critique », c’est le cheval de Troie de l’idéologie bourgeoise.

362 b) Les nouveaux défenseurs de la « liberté de critique »

On ne peut juger les gens sur ce qu’ils disent mais on doit voir objectivement leurs positions et leur pratique. Même s’ils se disent socialistes, les opportunistes sont dans le camp de la bourgeoisie.

367 c) La critique en Russie

Le marxisme légal.

Lénine développe la théorie des alliances de classe. Ne pas calquer des résolutions à des situations différentes sur base d’analogies de surface.

374 d) Engels et l’importance de la lutte théorique

« Sans théorie révolutionnaire, pas de mouvement révolutionnaire. » (p. 376, ¼ ; p. 377, ¼.)

380 II. La spontanéité des masses et l’esprit de conscience de la social-démocratie

381 a) Début de l’essor spontané

Union de l’agitation et des tâches historiques

385 b) Le culte du spontané. La « Rabotchaïa Mysl »

La classe ouvrière ne développe pas d’idéologie indépendante. L’idéologie socialiste vient des intellectuels. La spontanéité, c’est donc laisser le champ libre à l’idéologie bourgeoise.

395 c) Le « Groupe de l’autolibération » et le Rabotchéié Diélo

405 III. Politique trade-unioniste et politique social-démocrate

406 a) L’agitation politique et son rétrécissement par les économistes

Pratiquement, l’agitation n’est pas plus facile sur le plan économique. Elle peut avoir autant de succès sur tous les problèmes touchant tous les milieux. Politiquement, la lutte peut encore moins se limiter à l’économique.

417 b) Comment Martynov a approfondi Plékhanov

420 c) Les révélations politiques et « l’éducation de l’activité révolutionnaire »

Le prolétariat peut, si les communistes font l’agitation voulue, s’intéresser à toutes les classes et à leurs rapports mutuels et réagir aux injustices contre d’autres classes.

Le prolétariat peut à la rigueur se passer des intellectuels pour la lutte économique. Ce qu’il leur demande, c’est le reste : la politique.

427 d) Ce qu’il y a de commun entre l’économisme et le terrorisme

La priorité, on l’a vu, c’est d’instruire et d’organiser politiquement le prolétariat. Le spontanéisme et le terrorisme, c’est se soustraire à ce devoir.

430 e) La classe ouvrière combat à l’avant-garde pour la démocratie

S’intéresser à toutes les luttes de tous les milieux ne répond pas seulement au besoin d’éducation de la classe ouvrière. C’est une nécessité pour la révolution. Aller dans toutes les classes (p. 434 ½).

447 f) Encore une fois « calomniateurs », encore une fois « mystificateurs »

451 IV. Les méthodes artisanales des économistes et l’organisation des révolutionnaires

452 a) Qu’est-ce que le travail artisanal ?

455 b) Travail artisanal et économisme

463 c) L’organisation des ouvriers et l’organisation des révolutionnaires

L’économisme et la répression conduisent l’un et l’autre à confondre l’organisation politique des révolutionnaires et l’organisation de masse des ouvriers. Chez les économistes, la confusion vient de leur confusion entre politique et économique. La répression en Russie tsariste renforce cette erreur parce qu’une organisation économique est réprimée à l’égal d’une organisation politique (p. 464).

479 d) Envergure du travail d’organisation

486 e) L’organisation « conspirative » et le « démocratisme »

494 f) Travail à l’échelle locale et nationale

505 V. « Plan » d’un journal politique pour toute la Russie

506 a) Qui s’est formalisé de l’article « Par où commencer ? »

511 b) Un journal peut-il être un organisateur collectif ?

524 c) De quel type d’organisation avons-nous besoin ?

531 Conclusion

535 Annexe. Tentative d’union de l’Iskra et du Rabotchéié Diélo

543 Amendement à « Que Faire ? »

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