Dominique Meeùs
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Indépendamment de toute idée préconçue, la science se doit de procéder comme si les problèmes qu’elle aborde étaient solubles. Il sera toujours temps de faire appel à « autre chose » lorsque toutes les tentatives de trouver une explication naturelle auront échoué. Dans le cas de l’origine de la vie, c’est encore loin d’être le cas.

Il reste qu’aussi longtemps que le problème ne sera pas résolu, la tentation d’invoquer « autre chose » continuera d’être vivace. C’est même l’attitude d’une petite minorité de scientifiques, très faible en nombre mais devenue très agissante au cours des dernières années. Il y aurait selon ces dissidents des raisons intrinsèques de croire que la vie telle que nous la connaissons ne peut pas être le fruit de phénomènes naturels. Couchées dans des termes apparemment irréprochables du point de vue scientifique, ces affirmations sont accueillies avec enthousiasme et propagées avec ferveur non seulement par les milieux créationnistes traditionnels, mais aussi par des groupes divers qui, tout en prétendant accepter les données de la biologie moderne, soulignent que « la science n’explique pas tout » et défendent la thése, dite du « dessein intelligent », qui voit dans les propriétés, l’origine et l’évolution de la vie l’intervention d’une influence autre que le simple jeu des lois naturelles. (Christian de Duve, À l’écoute du vivant, Odile Jacob 2002, réédité Poches Odile Jacob, mai 2005, p. 82.)

Voir « Les leçons de la vie », discours prononcé à l’Académie de médecine le 24-9-2005, aussi sur mon site.

Voir mon interview de Christian de Duve dans Solidaire du 20-9-2006, aussi sur mon site. Deze interview ook in net Nederlands. On trouve ce texte aussi en espagnol du Salvador ou, en PDF, du Mexique et en italien.

Bibliographie de Christian de Duve sur mon site

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