Dominique Meeùs, retour à la page personnelle

Bavink cite Hegel pour expliquer la défiance des scientifiques vis-à-vis des philosophes et des dérives de la métaphysique :

La chaleur est la restitution spontanée de la matière dans son absence de forme ; sa fluidité, le triomphe de son homogénéité abstraite sur les déterminations spécifiques ; sa continuité, abstraite et n’existant qu’en elle-même, en tant que négation de négation, est ici posée comme activité.

Pour que l’on ne l’accuse pas de sévérité excessive, il cite encore :

L’électricité est le but propre de la forme, qui se libère d’elle, la forme qui commence à abolir son équivalence. Car l’électricité est l’apparition immédiate, ou l’existence encore dérivée de la forme et encore conditionnée par elle; ou pas encore la dissolution de la forme, mais le processus superficiel par lequel les différences abandonnent la forme, mais la tiennent encore dans leur dépendance, n’étant pas encore absolues.

Il cite aussi von Mises pour faire bonne mesure :

L’électricité est la forme infinie qui est différente d’elle-même, et l’unité de ces différences, analogue à celle de deux corps inséparables comme les deux pôles d’un aimant. Dans le magnétisme, il n’y a qu’une activité mécanique... on ne peut rien voir, ni sentir, ni goûter, ni toucher, c’est-à-dire que la couleur, la lumière, le parfum, le goût sont absents. Mais dans l’électricité ces différences flottantes sont d’ordre physique, car elles sont dans la lumière. Si elles consistaient en une singularisation matérielle des corps plus poussée, nous aurions le phénomène chimique.

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