Bibliographie générale

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Lewontin, Richard C., Steven Rose, and Leon J. Kamin, Nous ne sommes pas programmés: Génétique, hérédité, idéologie, trans. M. Blanc, R. Forest and J. AyatsParis: Éditions La Découverte, 1985. 
Resource type: Book
ID no. (ISBN etc.): 9 782707 115324
BibTeX citation key: Lewontin1985
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Categories: Biologie, Marxisme, Philosophie, Sciences
Keywords: cerveau, dialectique, esprit, évolution
Creators: Ayats, Blanc, Forest, Kamin, Lewontin, Rose
Publisher: Éditions La Découverte (Paris)
Abstract
Les auteurs exposent le lien entre l’idéologie bourgeoise (et spécialement, vu l’époque où ils écrivent, le conservatisme de Reagan et Tatcher) et un certain déterminisme biologique mécaniste. Ils insistent en particulier sur l’individualisme qu’ils font remonter à Hobbes et y associent le réductionnisme qui ne veut pas voir qu’un tout structuré (comme une société humaine) est plus que la somme de ses parties. Le mot réductionnisme est peut-être mal choisi. (Je ne sais si ce défaut est propre à la traduction ou déjà présent dans l’original.) Les auteurs ne contestent pas qu’il n’y a d’esprit que dans les neurones et que ceux-ci sont formés de molécules qui relèvent de la biochimie, elles-mêmes formées des êtres quantiques qu’étudient les physiciens. En ce sens, la personnalité peut en fin de compte être ramenée à la matière. Ce que les auteurs critiquent ce sont des points de vues réducteurs qui récusent l’étude du tout pour n’étudier que les parties isolément, en dehors de leurs relations. On pourrait dire en bref que les auteurs défendent un matérialisme dialectique contre un matérialisme mécaniste.
    Ils montrent comment ce déterminisme biologique sert à légitimer l’inégalité. Ils étudient longuement la question des test de quotient intellectuel (QI) et montrent que les études « prouvant » le caractère génétique du QI sont méthodologiquement sans valeur quand elles ne sont pas carrément frauduleuses comme dans le cas des « recherches » de Cyril Burt. (Au passage, ils expliquent pourquoi on ne peut définir un concept de race.) Ils montrent que les études sur le caractère génétique de la schizophrénie ne valent guère mieux. (Ce qui ne veut pas dire qu’ils prétendent que la schizophrénie serait purement culturelle.) Ils récusent les arguments de la fausse science appelée sociobiologie à la Wilson ou à la Dawkins et en particulier ils attaquent les arguments selon lesquels la supériorité de l’homme sur la femme serait dans l’ordre des choses.
    Ils dénoncent la tendance à considérer comme anormaux et comme malades mentaux ceux qui contestent l’ordre social ou en sont victimes. Ils dénoncent aussi la pression de l’industrie pharmaceutique pour inventer de nouvelle maladies et faire consommer des médicaments sensés les soigner et ils abordent en particulier la question des enfants considérés comme hyperactifs. (Ils ne nient pas qu’il puisse y avoir des malades mentaux qui souffrent et dont les souffrances sont allégées par des médicaments.)
  
Notes
Préface d’Albert Jacquard
  
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